Plusieurs entreprises du territoire ont participé à la magie du Voyage en Hiver. C’est notamment le cas d’ACTiLED lighting. Basée à Sainte-Luce-sur-Loire, cette société conçoit et fabrique des luminaires à LED innovants et durables. Et c’est justement Actiled qui a réalisé les structures d’éclairage imaginées par l’artiste Vincent Olinet dans le centre-ville de Nantes (La nuit je vois). Rencontre avec Stéphane Guillot, son directeur commercial.
Quelle est votre activité principale ?
ACTiLED Nouvelle fenêtreest née en 2013 autour d’une innovation : un module LED qui peut directement se brancher sur 230 V. Après avoir essayé de vendre notre solution à des fabricants de luminaires, nous avons décidé de lancer notre propre production. Aujourd’hui, ACTiLED emploie 17 personnes. L’entreprise intervient à chaque étape des projets : conception électronique et mécanique des luminaires, études photométriques, fabrication des solutions, mise en œuvre des systèmes de pilotage et de la gradation de la lumière ainsi que le service après-vente. La société propose des solutions sur mesure, aussi bien pour des projets neufs que pour de la rénovation. 70 % de notre CA vient du tertiaire. Nous travaillons avec un large panel de professionnels comme des architectes, des distributeurs, des électriciens ou des installateurs.
Comment avez-vous été amené à travailler avec le Voyage en Hiver ?
Nous avions déjà travaillé avec la Ville de Nantes pour l’éclairage du pont de la Motte-Rouge, nous étions donc déjà un peu identifiés et connus. En juin 2022, nous avons répondu à un appel d’offre du Voyage à Nantes pour la réalisation de sculptures d’éclairage pour les illuminations de Noël dans le centre-ville. Notre ancrage local, notre solution de branchement direct et notre capacité à pouvoir fabriquer les sculptures dans des délais assez courts nous ont permis de remporter l’appel d’offre
Avez-vous dû vous adapter et innover par rapport à votre savoir-faire habituel ?
L’innovation est dans notre ADN. Mais c’est vrai que pour ce projet, nous avons dû relever plusieurs défis. Premièrement, il fallait que les structures soient le plus fidèles au concept imaginé par Vincent Olinet Nouvelle fenêtre. Ensuite, nous avons dû répondre aux nombreuses contraintes techniques liées à la fabrication. Il fallait que les structures soient légères, solides, réutilisables et peu énergivores. L’enjeu ne consistait pas à produire quelques luminaires dans une logique artisanale. Il s’agissait d’industrialiser la fabrication de plusieurs kilomètres d’éclairage. 8 personnes à temps plein ont été mobilisées au sein des équipes de conception, de fabrication et de gestion du projet. Nous avons embauché des intérimaires pour compléter les équipes et mis en place un atelier dédié au projet. Le choix des matériaux a été déterminant. Pour la toile, comme je suis passionné de voile, j’ai par exemple, pensé à de la toile de spi, solide et résistante aux intempéries. Nous nous sommes inspirés des cerfs-volants pour les coutures. Pour la structure, nous avons pensé à des tiges en fibre de carbone. À chaque fois, il a fallu trouver et mobiliser des compétences supplémentaires.
Sur quelles entreprises vous êtes-vous appuyés pour mener à bien le projet ?
Pour nous c’était important, comme pour la majeure partie de notre production, de travailler avec des entreprises françaises et, dans la mesure du possible locale. L’entreprise girondine Epsilon Industrie a fourni les 14 km de tiges en fibre de carbone. La couture a été assurée par VARIA, à Paris. Les tissus ont été imprimés par Vet-e-images dans l’Ain. Atout Plastic Loire-Atlantique et Images de Marques Loire-Atlantique, deux entreprises voisines de la nôtre nous ont aidé pour la découpe et l’usinage du plastique et la signalétique et l’impression de films. EM’inox, dans le Maine et Loire, a travaillé sur la métallerie et la découpe et le pliage des tôles. Nous continuons d’ailleurs à travailler avec certaines de ces entreprises.
Qu’est-ce que ce projet artistique a apporté à votre entreprise et à vos équipes ?
Ça a été quelque chose de nouveau pour l’équipe. C’était à la fois un plaisir et à la fois un défi technique à relever. Cela nous a fait sortir de notre zone de confort, ce qui est toujours enrichissant tant sur le plan humain que sur le plan professionnel. Au-delà du défi à relever, c’est aussi la reconnaissance de notre savoir-faire, de notre capacité à innover et à mener des projets d’envergure. C’est important pour une TPE comme la nôtre. Depuis nous avons travaillé sur le projet de lustre dans le château Anne de Bretagne et nous avons également travaillé et apporté des solutions techniques sur les prototypes de la vasque des Jeux Olympiques de Paris.
Qu’est-ce que ça fait de voir des œuvres sur lesquelles on a travaillé illuminer les rues de Nantes ?
C’est une grande source de fierté pour nos équipes, mais aussi pour leurs familles. Cela donne un sens très concret au travail accompli. C’est aussi une belle vitrine de notre travail.
Résumé du contenu
ACTiLED, entreprise lucéenne a conçu et construit les structures d'éclairage du centre de Nantes pour le Voyage en Hiver.